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Posté par le 14/03/2014 dans Actualités, Blog, Coup de coeur

Interview du magazine « Le Bon Marché Rive Gauche »

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Honneur aux enfants et à la fantaisie avec les déguisements Chamaléon

 

 

En cette période de Carnaval, Le Bon Marché Rive Gauche accueille Chamaléon, marque d’accessoires de déguisements de haute qualité entièrement fabriqués en France, aussi ludiques que pratiques – et qui pensent ainsi autant aux enfants qu’aux parents ! Rencontre avec Céline Tsakyrellis, créatrice pleine de personnalité et qui n’a vraisemblablement pas perdu sa précieuse âme d’enfant

Vous avez créé votre marque en 2012. D’où est née cette envie ? N’aviez-vous pas « peur » de vous lancer dans ce nouveau défi ?

L’idée est venue progressivement, en douceur. J’ai d’abord cousu pour mes enfants, puis pour mes neveux et les enfants de mes amis. Ce sont mes proches et mes amis qui m’ont donné la confiance de me lancer. Dès que j’ai envisagé de commercialiser mes costumes, la création d’une marque s’est imposée assez naturellement. J’avais un concept de déguisements, il fallait le cadrer par une marque et une identité visuelle. C’est plus l’impatience que la peur qui m’a guidée au début !

Votre passion pour le théâtre, la décoration et le graphisme est clairement présente dans vos créations. Cette nouvelle activité est-elle un moyen d’assouvir l’affinité particulière que vous avez pour ces disciplines ? Comment parvenez-vous à lier ces univers ? Comment se nourrissent vos inspirations ?

Assez étonnamment, je crois bien que j’ai réussi à me fabriquer un travail sur-mesure tant il est vrai que j’y mêle tout ce qui me passionne. J’appréhende le déguisement comme un objet graphique et décoratif. Je gomme le superflu, j’assemble et je superpose des formes et des couleurs.
Ce sont mes enfants qui m’inspirent principalement. Je les regarde jouer. Je les espionne même ! J’essaie de saisir l’instant où ils se sentent vraiment quelqu’un d’autre. La première fois que j’ai vu mon fils porter mes manchettes aux bras, j’ai su que c’était ce détail qui faisait le déguisement ; il se sentait puissant et réellement invincible. Certains dessinateurs comme Bilibine, Charley Harper, Michel Ocellot ou Felix Lorioux me fascinent et m’inspirent toujours autant !

Vos modèles transportent les enfants dans un monde d’imaginaire et de féérie… Avoir décidé de leur offrir des accessoires de déguisement d’une telle qualité, dotés de telles finitions, est-il le fruit d’une certaine « frustration » que vous auriez vous-même ressentie lors de vos amusements en tant qu’enfant ? Aviez-vous l’habitude de vous déguiser et d’accessoiriser vos tenues de jeu ? La mise au point de déguisements « de bric et de broc » lorsque vous étiez enfant vous a alors sans doute appris à faire appel à votre créativité, que vous mettez à bon escient aujourd’hui…

Aucune frustration, bien au contraire ! Ma mère est une très bonne couturière doublée d’un esprit « bohème baroque ». Elle s’est beaucoup amusée je crois à confectionner pour ses cinq enfants des costumes plus beaux les uns que les autres. La malle aux déguisements était extrêmement bien fournie. Elle fait d’ailleurs le bonheur de mes enfants aujourd’hui ! J’en ai gardé le goût du beau et du bien fait.
Enfant, je me suis surtout épanouie dans le dessin, puis par la suite dans le théâtre. Je crois que j’ai toujours ressenti le besoin de m’exprimer autrement.

Quels sont vos secrets de création et de fabrication ? Quels critères (techniques, graphiques…) sont pour vous essentiels dans ces réalisations ?

Difficile de dire si on a un secret. Je sais que j’observe beaucoup et que tous mes prototypes sont portés par mes enfants. Je peux donc valider ou améliorer une idée. Un détail peut m’obséder, comme la recherche d’une forme de cape qui reste bien sur les épaules, comme les « vrais super-héros ». Parfois, le patron est au bout du crayon, parfois, il faut beaucoup de patience à mes enfants-cobayes. J’accorde également une grande importance aux cotés pratiques, aux petites astuces qui facilitent la vie des parents et des enfants.

Après les accessoires… vous laisserez-vous tenter par la création de tenues ou panoplies complètes ? Pourriez-vous dire quelques mots sur vos prochains projets ?

Non, je crois que je vais rester fidèle à ce que j’aime faire : saisir les formes et les attitudes. J’aime ce challenge, l’idée de pouvoir suggérer tout un monde avec un seul trait.
Mon carnet de croquis est rempli de projets ! Mais avant de me lancer dans une collection très fournie, j’ai voulu tester l’accueil de mon concept de déguisements et consolider mon processus de production : la découpe de la feutrine est assez technique et il faut la maîtriser.
Pour l’instant, je vais continuer de revisiter les grands classiques.  Je vais bientôt sortir une version du pirate et du ninja. Je n’oublie pas les princes et les princesses non plus. L’idée de sortir une collection de bijoux pour petites filles me tente beaucoup également…

Le Bon Marché Rive Gauche (et plus particulièrement son espace Enfants) est-il un lieu que vous fréquentez avec vos enfants ? Quelles sont vos et leurs impressions ? Peut-être avez-vous exploré ce Grand Magasin lorsque vous étiez vous-même enfant ? Dans ce cas, y avez-vous des souvenirs particuliers ?

Dès que je viens à Paris avec mes enfants, je les emmène au Bon Marché. J’aime ce petit rituel, nous commençons à y avoir nos petites habitudes !
J’aime y flâner sans enfants également
, pour déambuler sans contraintes.
Petite, je ne suis pas allée souvent à Paris, mais il est vrai que je me souviens encore d’une visite émerveillée au Bon Marché durant le mois de décembre… Que Le Bon Marché me fasse confiance pour ma première collection est extrêmement symbolique et émouvant pour moi.

Retrouvez l’univers de Chamaléon au sein de l’espace Enfants, 3ème étage du Bon Marché Rive Gauche.

Chamaléon